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Le regard des autres

Au cours de ma (déjà) longue vie, j’ai rencontré des milliers de gens mais lundi dernier j’ai rencontré l’une des personnes les plus courageuses qu’il m’ait été donnée de connaître. Enfin, quand je dis connaître,  voir serait le mot le plus exact et vous allez vite comprendre pourquoi.

Trois ou quatre fois par semaine je fais de la gymnastique aquatique et la plupart des participants sont de braves retraités (comme moi) qui essaient, tant bien que mal, de danser sur une musique endiablée. Ce sont toujours plus ou moins les mêmes et rarement il y a des nouveaux. Jusqu’à lundi dernier.  Lundi dernier, une nouvelle « recrue » si j’ose dire est arrivée cinq minutes après le début du cours. Une nouvelle recrue qui nous a tous laissés pantois.

UNE GRANDE LEÇON DE COURAGE

Quand nous sommes en maillot de bain, nous ne pouvons pas dissimuler nos bourrelets disgracieux, nos varices ou tout ce qui, selon nous n’est pas comme nous le souhaiterions. À la piscine, chacun voit l’autre pratiquement dans sa nudité et ce n’est pas toujours facile de s’exposer avec toutes nos imperfections. Il m’est d’ailleurs arrivé de penser : « nous avons tous été, sinon beaux, au moins jeunes, pleins d’enthousiasme, sans rhumatismes en pensant que ça allait durer et aujourd’hui nous sommes, pour la plupart, des chefs d’oeuvres en péril avec plein de bobos ».

Et avant de vous parler de cette jeune fille, de cette nouvelle recrue pour la gymnastique, je dois aborder le problème que représente pour nous le regard des autres.

Si vous avez lu mon article sur comment parler en public sans trac, vous savez que j’ai mis longtemps à dépasser ma peur de parler en public. Pourquoi ? Parce que j’avais peur que les autres pensent :

que je n’étais pas à la hauteur

que j’étais nulle

que finalement je ne valais rien

que je n’étais pas capable

etc.

Nous sommes tous confrontés au regard des autres et chacun s’angoisse à un moment ou à un autre à l’idée qu’il va être jugé,  critiqué, désavoué. Et cela va l’affecter.

Et pourquoi cela nous affecte-t-il ? Parce que nous laissons que cela nous affecte. C’est un jeu qui se joue à deux.

Si nous jetions un regard sympathique sur nous-mêmes, si nous acceptions inconditionnellement cette partie de nous-même appelée OMBRE par C.G. JUNG, nous ne serions pas affectés par le regard des autres. Nous n’aurions pas peur qu’ils découvrent les vilains petits secrets de notre personnalité. (je reviendrai prochainement sur l’ombre dans un prochain article)

Qu’est-ce que l’OMBRE ?

Carl Gustav JUNG  ( in “L’HOMME A LA DECOUVERTE DE SON AME”)  la définit en ces termes : “le monde de  l’ OMBRE est la partie inconsciente du Moi, nous n’y distinguons à peu près rien, nous y sommes une énigme pour nous-mêmes … ainsi nous découvrons toujours quelque chose de nouveau en nous-mêmes. Presque chaque année surgit en nous quelque chose que nous n’aurions pas soupçonné auparavant … La personnalité future que nous serons est déjà là mais encore cachée dans l’OMBRE ».

Pour simplifier nous dirons que c’est tout ce que nous ignorons ou ne voulons pas reconnaître, comme nous appartenant aussi bien les traits négatifs que positifs (OMBRE NOIRE  et OMBRE BLANCHE).Toutes les projections que nous faisons sur les autres sont des parties de notre ombre.

Si vous êtes irritée par Tante Julie qui est un peu radine commencez à regarder dans votre vie si vous ne faites pas preuve d’un peu d’avarice en certaines circonstances.

Si vous admirez le courage de l’oncle Antoine c’est parce que vous-même êtes quelqu’un de courageux même si vous doutez fortement de posséder  cette qualité.

 

Donc, si vous-mêmes ne vous acceptez pas, pourquoi voulez-vous que les autres le fassent ?

Cela paraît évident dit comme cela mais en réalité la plupart des êtres humains ne s’aiment pas et ne s’acceptent pas (apprendre à avoir une bonne auto-estime devrait figurer au programme des l’Education Nationale dès la primaire).  D’ailleurs, les peurs que nous éprouvons peuvent nous guider dans la connaissance de nous-mêmes :

j’ai peur que les autres découvrent que je ne suis pas capable de …. mais moi-même est-ce que je m’en crois capable ….

j’ai peur que les autres disent que je ne vaux rien …. mais moi-même est-ce que je crois en ma propre valeur ?

j’ai peur que les autres trouvent que je ne suis pas à la hauteur …. mais est-ce que moi-même je m’en crois capable ?

pourvu que les autres ne se rendent pas compte que je suis nul …. mais n’est-ce pas parce que moi-même je pense que je le suis ?


Jung a dit : « ceux qui ignorent leur ombre, ou qui ne la reconnaissent pas, sont assis sur un volcan qui menace d’entrer en éruption à n’importe quel moment ».

 

J’ai lu il y a très longtemps que le PDG de Fiat France  de l’époque était un grand stressé qui se couchait tous les soirs en se disant : « un jour ou l’autre, on va se rendre compte que je ne suis qu’un imposteur » . Il était sorti major d’une grande école française, était reconnu par ses pairs mais n’avait jamais pu se défaire de son manque de confiance en lui. Incroyable mais vrai !

Tout ce long préambule pour vous dire comment lundi dernier j’ai vu  l’une des femmes les plus courageuses qu’il m’ait été donné de rencontrer.

Ce cours de gymnastique est un cours pépère, les gens sont sympathiques et tout le monde se dit bonjour. Et voilà que cinq minutes après le début du cours … apparaît une jeune fille de plus ou moins 23/24ans … en maillot de bain bien sûr et pesant au moins…  150 kg. En retard, elle a donc fait le tour du bassin (olympique ) et s’est dirigée vers l’endroit où il y avait encore une place disponible, à l’opposé de la piscine et ça représentait un bon moment à passer devant tout le monde.

Il était impossible de ne pas la regarder. De voir cette jeune fille … en maillot de bain … faisant le tour de la piscine avec cette obésité qui attirait le regard …regards qui se posaient sur elle et déviaient très vite. C’était, j’en suis certaine, très dérangeant pour la plupart de nos braves retraités. Chacun d’eux devait sûrement se demander comment on pouvait se mettre en maillot de bain avec une telle silhouette ? Leurs regards, même furtifs étaient éloquents. Ils étaient gênés pour elle. Tout ce qui n’est pas dans la « normalité ou jugée telle » dérange.

Et c’est alors que j’ai ressenti une énorme admiration pour cette jeune fille. Quel courage il lui avait fallu pour se montrer, en maillot de bain devant plus de 40 personnes sachant qu’elle allait être le point de mire de toute l’assistance. Où avait-elle puisé le courage de venir faire de la gymnastique ?  Et le stress, qu’en était-il du stress obligatoire qu’elle avait dû ressentir avant de se présenter devant nous tous ?

J’ai connu des gens qui se sont révélés courageux devant la maladie ou des tragédies de toutes sortes, mais je n’avais encore jamais rencontré quelqu’un qui ait eu le courage de s’exposer ainsi au regard des autres et …

J’ai repensé à toutes les fois où mes kilos m’incommodaient (2 ou 3 à l’époque), à toutes les fois où je m’étais reniée pour ne pas devoir affronter le regard des autres, à toutes les fois où je m’étais rongée les sangs en imaginant ce que les autres allaient dire ou penser dans telle ou telle situation, je me suis rappelée toutes les fois où j’avais eu peur de m’affirmer pour je ne sais quelle idiotie, je me suis souvenue de toutes les fois où j’avais fait passer les besoins des autres avant les miens et,  en voyant cette jeune fille, là devant nous, qui devait tellement souffrir de cette  obésité disgracieuse et

j’ai pensé

Chapeau Mademoiselle

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6 Réponses to “Le regard des autres”

  1. 5 juillet 2011

    patricia Répondre

    Merci pour ton article bien documenté et les exemples parlants. Tout est encore une foi question d’estime de soi. S’aimer inconditionnellement permet d’être libre du regard des autres et libre tout court. je crois que c’est le but de la vie.
    Continue, j’aime…

    • 6 juillet 2011

      Sylviane JUNG Répondre

      Merci Patricia pour tes encouragements. C’est vrai que s’aimer inconditionnellement n’est pas chose facile mais petit à petit on y arrive.

      Le tout est d’accepter tous nos petits travers après tout va bien

      Cordialement

  2. 6 juillet 2011

    Emmanuelle LABAT Répondre

    Bonjour Sylviane,

    Merci pour votre franchise à la fin de l’article, franchise vis-à-vis de vous bien sûr. C’est ce que nous appelons faire un saut quantique !

    Je vais avoir besoin d’exemples dans un prochain article pour le blog Formation Quantique, pour illustrer et expliquer ce que sont des sauts quantiques, importants dans le domaine de la guérison !

    Merci, si vous le souhaitez, me faire parvenir par écrit votre petite expérience.

    A bientôt, pour un prochain saut ….

    Emmanuell

  3. 17 mars 2012

    Bernard 59 Répondre

    Cela m’a fait penser au film du génial Jerry Lewis: Docteur Jerry et Mister Love. Lors de la scène finale, il a ces mots: « Il faut s’accepter tel que l’on est. Songez au temps qu’on a à passer avec soi-même. Si on est antipathique à soi-même, quelle sympathie peut-on attendre des autres ? ». Je vous engage à le revoir et à en apprécier le contenu.

    • 18 mars 2012

      sylviane Répondre

      Merci Bernard pour votre commentaire.

      Je n’ai pas vu le film dont vous parlez mais cette phrase résume tout ce qu’il y a apprendre quant à l’estime de soi : » si on ne s’aime pas soi-même comment exiger que les autres le fassent »

      Je vais voir si le film est encore disponible à la Fnac
      le dernier article de sylviane ,Secrets de famille : cette famille qui vit en nousMy Profile

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